N'y aura-t-il pas trop d'ostéopathes en France dans 6 ans ?
L'ostéopathie est un domaine en pleine mutation en France, et les besoins vont aller en s'accroissant dans les années à venir.
Aujourd'hui, environ 30% de la population française a déjà consulté un ostéopathe. Ceci signifie qu'il reste à conquérir 70% de la population. Les répartitions géographiques d'ostéopathes et donc de patients de l'ostéopathie sont très disparates.
Aujourd'hui 90% des motifs de consultation ont un rapport avec un domaine ostéo-articulaire (mal au dos, suite de traumatisme, douleurs articulaires, etc..). Ceci démontre la méconnaissance de la population sur les champs d'application de l'ostéopathie. Il appartient donc aux ostéopathes de communiquer, de faire savoir qu'ils ont des compétences pour intervenir sur des champs très variés.
La communication se fait beaucoup par le bouche à oreille, et la progression de la demande en ostéopathie ne peut qu'être exponentielle de ce point de vue.
Aujourd'hui, 95% des ostéopathes exercent en cabinet libéral. Or, les modalités de l'exercice sont appelés à évoluer sensiblement. L'hôpital s'ouvre à l'ostéopathie comme il s'est ouvert à la kinésithérapie il y a une quinzaine d'années. En outre, en entreprise, les ostéopathes sont de plus en plus souvent associés aux équipes pluridisciplinaires de prévention, et ont une action particulièrement pertinente par rapport au traitement des TMS (Troubles Musculo-Squelettiques).
Ainsi, le développement de l'ostéopathie n'en est qu'à ses débuts.
Il n'en demeure pas moins que l'ostéopathie qui saura se rendre légitime aux yeux des patients sera une ostéopathie de qualité dispensée par des professionnels formés selon de hauts standards d'exigence.
Les ostéopathes insuffisamment formés se trouveront confrontés à une difficulté dans le développement de leur patientèle ou pour rentrer dans les milieux professionnels ; pour ces 2 points, les performances et donc le bouche à oreille sont en effet déterminants.





